Rôle de l'immunothérapie dans le traitement des cancers du sein
(30-Mar)
L’Amicale des médecins cancérologues marocains organise une table ronde autour
des actualités scientifiques en matière de dépistage et de traitement du cancer
du sein à Casablanca et ce, le jeudi 31 mars 2005 à l’hôtel Idou Anfa .
Le cancer du sein touche près d’une femme sur dix au Maroc. Premier cancer de
l’humanité, premier cancer de la femme. Mieux connaître l’étendue de la maladie,
les moyens de prévention, les facteurs de risques, les traitements d’aujourd’hui
et de demain aident à comprendre ce problème de santé publique.
La recherche en matière de lutte contre le cancer du sein avance rapidement en
privilégiant des thérapies ciblées qui préservent une qualité de vie et
augmentent les survies des malades même à des stades avancés. Ce qui permet
aujourd’hui de donner de l’espoir à des millions de femmes dans le monde.
Plus le cancer du sein est détecté tôt, mieux il est pris en charge et mieux
l’intervention thérapeutique sera ciblée et soignée. Les avancées scientifiques
permettent aujourd’hui de l’espoir même pour les cancers du sein les plus graves
(métastases détectées et test HER 2 positif).
A ce propos l’immunothérapie propose aujourd’hui des solutions complémentaires
aux traitements traditionnels offrant ainsi aux patients plus de chance de
survie.
Le Dr Roy Herbst, du Anderson Cancer Center à Houston (Texas) explique : « des
thérapies hautement ciblées, plus spécifiques et moins toxiques que la
chimiothérapie habituelle, peuvent augmenter la durée de survie et ralentir la
progression de cancers de types rares et agressifs». ü
Dans cette classe de thérapies, Le trastuzumab (Herceptin) est aujourd’hui le
seul traitement homologué aux USA, en Europe, au Japon et au Maroc. Il s’agit
d’un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur HER2 comme un missile avec
une tête chercheuse, c’est à dire visant uniquement les cellules atteintes
contrairement à la chimio classique.
Le trastuzumab constitue un remarquable progrès dans le traitement du cancer du
sein qui intéresse un quart des patientes seulement : celles qui ont une forte
surexpression du récepteur HER2 et par ailleurs un pronostic sombre.
Le taux de réponse chez les malades sur exprimant HER2 est nettement plus
important que celui obtenu avec la chimio seule.
Pour le Dr Alami Grefft, Président de l’amicale et cancérologue à Casa : « cette
molécule en association à un autre médicament anticancéreux, constitue un
protocole chimiothérapique combiné, faisant preuve en terme de survie d’une
supériorité significative par rapport au traitement standard chez les patientes
souffrantes de cancers de sein métastatique».
A rappeler que les femmes atteintes d'un cancer du sein bénéficient aujourd'hui
de traitements adaptés à leur pathologie. Ainsi cinq techniques sont
principalement utilisées : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie,
l'hormonothérapie et récemment l’immunothérapie qui est une méthode innovatrice
ciblée pour le traitement des cancers du sein avancés.
En
matière de prise en charge de cette thérapie, la CNOPS procède au remboursement
permettant ainsi des soins de qualité aux patientes marocaines au même titre que
les patientes américaines et européennes.
Source : L’Amicale des médecins cancérologues marocains
